Confiance et gouvernance de l'IA
Méthode, garanties, limites et documents pour votre établissement
Notre méthode : chaque incident devient un garde-fou
EvalIA est développé par un enseignant, et corrigé comme on corrige une copie : en assumant les erreurs pour les faire disparaître. Quand un cas réel met le correcteur en défaut (une copie illisible, un barème inhabituel, une copie déjà annotée), l'incident est analysé, un garde-fou est conçu, il est vérifié par des tests automatisés qui empêchent sa régression, puis il protège tous les enseignants.
Ce registre présente les principales garanties issues de ce processus. Il ne liste pas tout : une partie de nos protections reste volontairement non documentée publiquement, comme le sont les dispositifs anti-fraude d'une banque.
Le registre des garanties
Lire la copie, pas l'imaginer
Le nom de l'élève est masqué avant l'analyse.
Avant tout envoi au modèle de correction, l'en-tête de la copie (nom, prénom, classe) est détecté et masqué automatiquement. En complément, nous recommandons de masquer le nom de famille sur la copie ; le prénom suffit au suivi.
Une copie illisible produit une abstention, jamais une note inventée.
Si le correcteur ne parvient pas à lire une production, il le dit. La copie est signalée à l'enseignant comme non évaluable, au lieu de recevoir une note plausible mais fabriquée. Nous préférons un « je ne sais pas » honnête à un 11/20 inventé.
Une copie vierge n'est pas notée.
Un sujet rendu sans production d'élève (feuille de sujet déposée telle quelle, copie blanche) est détecté avant notation : l'enseignant est prévenu, aucune note n'est fabriquée. Ce garde-fou est né d'un cas réel de juin 2026, où un dépôt d'élève ne contenait que le sujet.
Une copie déjà corrigée à la main se déclare.
Si l'enseignant a déjà annoté ses copies (stylo rouge, points, grille remplie), il l'indique au lancement de la correction, ou copie par copie à la recorrection : l'IA ne note alors que ce que l'élève a écrit, jamais la correction existante. Sans cette déclaration, EvalIA ne tranche pas seul : quand de l'encre rouge est repérée sur une copie, la question est posée à l'enseignant, une seule fois, dans la liste des corrections, car la couleur d'un sujet imprimé ou le coloriage d'une carte par un élève ne sont pas des annotations. Ce garde-fou est né d'un incident de juillet 2026, des copies déjà corrigées importées par erreur, et a été revu à l'automne 2026 après des coloriages d'élèves pris pour des corrections.
Une écriture difficile n'est pas une faute d'orthographe.
Une lettre mal formée peut ressembler à une faute. Quand l'orthographe est évaluée, le relevé porte sur une transcription qui conserve les fautes de l'élève sans les corriger, et ne tient jamais compte de la seule forme des lettres. Si une page n'a pas pu être lue en entier, aucun palier n'est proposé et l'enseignant en est averti : nous préférons nous abstenir plutôt que de reprocher son écriture à un élève.
Respecter le barème de l'enseignant
Le barème de l'enseignant est la seule référence.
Aucun critère hors barème ne peut apparaître dans une note finale, et le total de points de référence est toujours celui du barème d'origine. Si le correcteur reformule un libellé en passant (un pluriel, une parenthèse), le critère reste rattaché au bon endroit du barème : une divergence de formulation ne peut ni effacer ni dédoubler un critère. Garde-fou consolidé après un cas réel de fin mai 2026.
Épreuves à sujets au choix : seul le sujet traité est noté.
Pour les épreuves qui proposent des sujets au choix de l'élève (rédaction du DNB de français, dissertation ou explication au bac de philosophie), seul le volet réellement traité par la copie est noté et affiché. Les critères du sujet non choisi n'apparaissent pas et ne comptent pas dans le total.
Un barème « amélioré » ne peut pas changer de sujet en douce.
Quand l'enseignant demande à l'IA d'améliorer un barème, une amélioration qui changerait le sujet, la discipline ou le niveau est refusée côté serveur, avec un message explicite. Le barème ne peut pas dériver silencieusement entre deux versions.
On peut prouver quel barème a noté quelle copie.
Chaque correction conserve une empreinte cryptographique du barème exactement utilisé. En cas de contestation, on peut établir mathématiquement quelle version du barème a servi à noter, y compris si le barème a été modifié depuis.
Noter juste, ou s'abstenir
Les QCM sont comptés par du code, pas par l'IA.
Quand un corrigé de QCM est fourni, le comptage des points est purement déterministe : un élève qui a dix bonnes réponses obtient exactement le score du barème, sans intervention du modèle au moment du calcul, sans variation possible.
Une note ne peut pas contredire son commentaire.
Des contrôles automatiques vérifient la cohérence interne de chaque correction : le niveau attribué à un critère, la fourchette de points correspondante et le commentaire doivent raconter la même histoire. Une note impossible (au-delà du maximum) est plafonnée, une contradiction est recadrée avant d'atteindre l'enseignant.
La même copie, le même barème, la même note.
Le pipeline de correction est paramétré pour être reproductible : rejouer la même copie avec le même barème produit le même résultat. Une contestation peut donc être vérifiée à l'identique.
L'orthographe se relève, elle ne s'estime pas.
Quand le barème note la maîtrise de la langue, chaque erreur d'orthographe est relevée avec la règle en cause, et l'enseignant la retrouve sur la copie d'un clic, soulignée. Le trait ne porte que sur le mot fautif : quand sa place exacte n'est pas sûre, aucun trait n'est posé, plutôt qu'un trait sous toute la phrase. Une faute qui ne figure pas, telle qu'écrite, dans la copie ne peut pas être comptée. Le palier de la grille officielle est proposé par des règles fixes, les mêmes pour toutes les copies ; l'enseignant retire ce qui n'est pas une faute, ajoute celle que le relevé a manquée, le palier est recalculé, et c'est lui qui fixe les points. Les accents sont signalés sans être comptés.
L'enseignant d'abord
L'IA propose, l'enseignant décide, et tout est tracé.
Aucune note n'est communiquée à un élève sans validation de l'enseignant, qui peut modifier chaque point et chaque commentaire. Les actions sensibles sont journalisées. L'IA d'EvalIA n'a pas le dernier mot : elle prépare le travail de quelqu'un qui l'a toujours.
Chaque remarque se vérifie sur la copie.
Sous chaque critère, « Voir sur la copie » ouvre la page et surligne le passage qui justifie le commentaire : en orange ce qui est à revoir, en vert ce qui est réussi. L'IA désigne le passage en le citant tel que l'élève l'a écrit, et si cette citation ne se retrouve pas sur la copie, rien n'est surligné : nous préférons ne rien montrer plutôt que de montrer un mauvais endroit. Une remarque qui porte sur ce qui manque dans la copie est signalée comme telle sous le commentaire. Ce repérage se fait après la notation et ne modifie aucune note. L'enseignant peut ensuite supprimer, déplacer ou agrandir chaque marque, ou en ajouter une.
Un aménagement se respecte sans se justifier.
L'enseignant peut indiquer que l'orthographe ou la présentation d'un élève ne doivent pas être pénalisées, pour l'année dans la liste de sa classe ou pour une seule copie, sans donner de raison ni attribuer d'étiquette à l'élève : la liste ne contient aucun motif ni diagnostic. L'orthographe ne fait alors perdre aucun point ; si le barème réserve des points à la langue ou au soin, ils sont accordés, et l'appréciation porte simplement la mention « Orthographe non pénalisée ».
Les risques, dits honnêtement
Un modèle d'IA peut se tromper : mal lire une écriture, mal interpréter une consigne, proposer une note discutable. C'est pour cela qu'EvalIA est construit sur trois principes : s'abstenir plutôt qu'inventer quand la lecture est incertaine, recadrer par du code ce que le modèle propose (cohérence, bornes, respect du barème), et tout soumettre à l'enseignant, qui reste l'évaluateur. La correction IA est une proposition de travail, pas un verdict : exactement comme le brouillon d'un collègue qu'on relit.
Supervision humaine et traçabilité
- Validation obligatoire : aucune note, aucune appréciation n'atteint un élève sans passer par l'enseignant.
- Édition complète : chaque note, chaque commentaire peut être modifié ou rejeté.
- Journal d'audit : les actions sensibles sont tracées.
Pour l'exercice des droits des personnes et le détail des mesures de protection des données, consultez la politique de confidentialité.
Documents pour votre établissement
L'usage d'EvalIA sur des données d'élèves s'inscrit dans le cadre de votre établissement, qui reste responsable de traitement. Le kit ci-dessous formalise cette relation (article 28 du RGPD), sans aucun engagement financier pour l'établissement : vous le remettez à votre chef d'établissement, et le dossier est conçu pour être validé avec le DPO académique.
Nouveau : l'accord se signe en ligne, en quelques minutes.
Le chef d'établissement s'identifie par le code UAI, relit l'accord, et confirme avec un code envoyé à l'adresse officielle publiée par l'Annuaire de l'éducation nationale. Signature électronique simple (article 1367 du code civil), exemplaire PDF conservé et envoyé aux deux parties. Sans compte à créer, et sans effet sur l'accès au service.
L'AIPD complète de l'éditeur et l'annexe de classification au titre du règlement européen sur l'IA sont communicables sur demande à contact.EvalIA@oriantation.fr. Pour l'offre Établissement, consultez l'accord de sous-traitance.
Faire financer EvalIA par votre établissement
Les pièces ci-dessus sont gratuites et ne dépendent d'aucun achat. Si vous souhaitez aller plus loin et demander à votre établissement de financer l'outil pour votre équipe ou pour un groupe de collègues, ce guide dit ce que vous êtes en droit de demander, à qui vous adresser et dans quel ordre, avec les délais réellement observés, et à quelles conditions de notre côté. Il rappelle aussi ce que votre direction ne verra jamais de votre travail.
Où nous en sommes avec le règlement européen sur l'IA
Nous considérons la correction de copies comme relevant des systèmes « à haut risque » du règlement européen sur l'IA (évaluation des acquis d'apprentissage) et nous l'assumons. Les obligations déjà applicables sont mises en œuvre : nos assistants conversationnels se présentent explicitement comme des IA aux élèves, et les images générées portent un marquage lisible par machine. Nous préparons les obligations des systèmes à haut risque, attendues pour décembre 2027, avec une analyse dédiée communicable sur demande.
Notre empreinte environnementale
Énergie, CO2, eau : nous mesurons l'empreinte de la plateforme, jusqu'à celle d'une copie corrigée, et nous publions les chiffres, la méthode et les limites, mis à jour chaque trimestre. Consulter la page dédiée.