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Protection des données de vos élèves : ce que fait EvalIA, ce qu'il ne fait pas, et pourquoi

Où sont les copies de vos élèves, combien de temps elles restent, ce que l'IA en reçoit, ce que voient l'élève et sa famille, vos droits d'enseignant, et les limites que j'assume. État au 4 octobre 2026.

Par mis à jour le

Sommaire

Un enseignant m'a posé une question directe : « Est-ce que les copies de mes élèves peuvent un jour se retrouver sur le web ? »

C'est la question qu'on devrait poser à chaque outil numérique utilisé en classe. Pas par méfiance de principe, mais parce que derrière chaque copie corrigée il y a un élève, souvent mineur, dont les données méritent mieux qu'un « ne vous inquiétez pas ».

La réponse est non : une copie n'est jamais publique dans EvalIA. Elle n'est accessible qu'à vous, et à l'élève concerné (et à sa famille, s'il lui en donne l'accès) quand vous choisissez de lui montrer sa copie corrigée ou de lui publier sa copie annotée. Mais plutôt que de vous demander de me croire sur parole, cet article décrit ce qu'EvalIA fait réellement des données de vos élèves, du dépôt de la copie à sa suppression, et dit aussi ce qu'il ne fait pas encore.

Cet article décrit l'état d'EvalIA au 3 octobre 2026. Les durées, la liste des prestataires et les documents officiels font foi dans la politique de confidentialité, tenue à jour à chaque changement.

Pourquoi la question est légitime

En 2022, Human Rights Watch a analysé 164 outils éducatifs recommandés par 49 gouvernements : la grande majorité surveillait ou pouvait surveiller les enfants, et 145 produits partageaient leurs données avec des tiers, souvent publicitaires. Fin 2024, la fuite de PowerSchool, plateforme scolaire américaine, a exposé les dossiers de plus de 60 millions d'élèves. Le Danemark puis l'Islande ont sanctionné l'usage de Google Workspace dans les écoles, faute de garanties sur l'usage des données des élèves.

En France, la CNIL a reçu 6 167 notifications de violations de données en 2025, et prononcé 83 sanctions pour 487 millions d'euros d'amendes. Le cadre d'usage de l'IA en éducation du ministère et la FAQ de la CNIL pour les enseignants disent la même chose : ne saisissez pas de données identifiantes d'élèves dans un outil d'IA grand public.

La question de cet enseignant n'est donc pas naïve. Elle est prudente.

Qui est responsable de quoi

Quand vous utilisez EvalIA avec vos élèves, c'est votre établissement qui est responsable du traitement de leurs données. EvalIA est son sous-traitant, au sens de l'article 28 du RGPD : il ne traite les données que pour vous rendre le service, selon les instructions écrites dans un accord.

Cet accord est publié en ligne. Votre chef d'établissement peut le signer en ligne, sans créer de compte et sans aucun engagement financier : son identité est confirmée par un code envoyé à l'adresse officielle de l'établissement publiée dans l'annuaire de l'Éducation nationale. Chaque accord signé reçoit un code de vérification, contrôlable par n'importe qui sur la page de vérification. C'est aussi vrai quand vous payez vous-même votre abonnement : l'établissement signe gratuitement et reste responsable.

Le kit complet pour votre établissement (accord, fiche pour son registre des traitements, modèle d'analyse d'impact, notice d'information aux familles) est sur la page Confiance. Il est conçu pour être relu avec le délégué à la protection des données de votre académie.

Où sont les données

Les copies, les corrections et les noms de vos élèves sont hébergés et traités dans l'Union européenne :

  • la base de données : Google Cloud, multi-région européenne (Belgique et Pays-Bas) ;
  • les fichiers (copies, copies déposées par les élèves) : Google Cloud, en Belgique ;
  • la pré-correction par l'IA : les modèles Gemini de Google, via Vertex AI, sur la multi-région européenne, avec un modèle de secours hébergé en Belgique ;
  • la lecture de l'écriture manuscrite : services de reconnaissance de Google, sur leurs points d'accès européens ;
  • l'exécution des pages et des API : Vercel, à Paris.

Quelques flux sortent de l'Union européenne, aucun ne porte une copie. Ils sont détaillés plus bas, dans « Ce que je ne prétends pas ».

Le parcours d'une copie

1. La copie est stockée dans un espace privé. Que vous l'importiez ou que l'élève la dépose en ligne, elle rejoint un espace de stockage qu'aucun lien public n'atteint, et ne s'affiche que sur votre compte.

2. L'en-tête est masqué avant l'IA. Avant l'envoi au modèle de pré-correction, l'en-tête de la copie (nom, prénom, classe) est repéré et noirci sur l'image, et la même bande est retirée du texte transcrit. Le modèle a pour consigne de ne jamais citer de prénom, et le nom connu de l'élève est retiré de ce qu'il rend.

Il faut appeler cela par son nom : c'est une pseudonymisation, pas un anonymat. Le corps d'une copie peut rester indirectement identifiant (un prénom écrit dans le texte, une situation personnelle racontée). C'est pourquoi je recommande, à vous comme à l'élève qui dépose sa copie, de masquer le nom de famille avant la photo ou l'envoi : le prénom suffit au suivi. Si vos copies ne portent pas de nom en haut de la première page, vous pouvez le déclarer au lancement de la correction ; un en-tête reconnu reste alors masqué quand même.

3. L'IA ne s'entraîne pas sur vos copies. Les accords de sous-traitance l'écrivent en toutes lettres : les données ne sont pas utilisées pour l'entraînement de modèles d'IA, sans aucune exception. Les modèles sont appelés par l'offre professionnelle de Google Cloud, dont les conditions contractuelles interdisent cet usage. Ce n'est pas la même chose que de coller une copie dans un assistant grand public.

4. Ce que l'IA ne reçoit pas. Ce que vous avez saisi dans EvalIA (le nom de l'élève, sa classe, votre nom) n'est pas transmis au modèle. Quand vous avez indiqué que l'orthographe ou la présentation d'un élève ne sont pas pénalisées, le modèle reçoit cette seule consigne, jamais la raison : aucun besoin, aucun diagnostic, aucun nom de profil ne voyage avec la copie (le détail ici).

5. La pré-correction reste une proposition. Elle n'est visible de l'élève qu'une fois publiée par vous. Chaque note, chaque commentaire peut être modifié ou rejeté, et « Voir sur la copie » vous montre, critère par critère, le passage sur lequel l'IA s'est appuyée.

6. La copie est supprimée. Voir la section suivante.

Combien de temps les données restent

DonnéeDurée
Copie importée par vous (original)Supprimée 30 jours après la correction
Copie déposée en ligne par l'élèveSupprimée 30 jours après la correction, ou 30 jours après la fermeture du dépôt si elle n'a pas été corrigée
Vos annotations, la copie corrigée montrée à l'élève et la copie annotée publiéeSupprimées 30 jours après la correction
Correction (note, appréciation, détail par critère)Conservée dans votre compte, les années passées restent consultables dans vos archives ; durée maximale fixée par la politique de confidentialité
Liste des élèves dont l'orthographe ou la présentation ne sont pas pénaliséesEffacée à la fin de l'année scolaire
Vos barèmes, documents de l'Atelier et sourcesTant que vous les gardez : ils ne concernent aucun élève. Effacés 30 jours après leur suppression, ou avec votre compte
Conversations des élèves avec un chatbotSelon votre réglage : aucune conservation, 24 heures, 7, 30 ou 90 jours
Fil de conversation avec l'Assistant90 jours après le dernier échange, effaçable à tout moment
Accès d'un élève à son portfolioJusqu'à la veille de la rentrée suivante

Une précision honnête : une donnée supprimée subsiste encore quelques semaines dans les sauvegardes, au plus quatre, qui ne servent qu'à réparer un incident. Ces sauvegardes sont faites chaque jour, et leur restauration a été testée.

Les noms de vos élèves sont chiffrés

Les noms de vos élèves, dans leur fiche comme dans l'historique des corrections, sont chiffrés dans votre navigateur avant d'arriver sur les serveurs d'EvalIA. La clé est dérivée de votre mot de passe à chaque connexion (PBKDF2, 310 000 itérations), le chiffrement est en AES-256 ; elle n'est jamais stockée sur les serveurs. Un attaquant qui accéderait à la base de données ne lirait que des suites de caractères, et EvalIA lui-même ne peut pas les déchiffrer. Une clé de récupération de 12 mots, affichée une seule fois, vous permet de retrouver vos données si vous oubliez votre mot de passe. Tout est expliqué dans l'article consacré au chiffrement.

Deux nuances, par honnêteté. Le prénom qu'un élève saisit en déposant sa copie ou en ouvrant son portfolio doit pouvoir être lu par le serveur : il est chiffré au repos avec une clé qu'EvalIA détient, ce qui protège contre une fuite de la base, pas contre EvalIA. Et les codes personnels des élèves ne sont jamais stockés lisibles : seule une empreinte calculée par un algorithme conçu pour résister aux attaques par essais successifs est conservée.

Ce que voient l'élève et sa famille

Pas de compte élève. L'élève ouvre son portfolio avec le lien que vous lui donnez, son prénom et son code personnel. Le code n'est gardé que le temps de la page : aucun cookie n'est déposé. Après plusieurs essais ratés, l'accès se verrouille de plus en plus longtemps.

La famille lit, elle ne fait rien. Si l'élève le veut, il crée un code de lecture pour sa famille, et peut le retirer quand il veut. La famille voit les notes, les commentaires, le détail par critère, les compétences, le cahier de textes et le travail à faire, et peut télécharger le PDF de chaque correction, le même que celui de l'élève. Elle ne voit pas les échanges de l'élève avec ses professeurs, et elle ne peut rien modifier.

La copie, seulement si vous la montrez. Vous pouvez choisir de montrer à l'élève sa copie corrigée : ses pages, les passages relevés par la correction, ses fautes d'orthographe soulignées et vos annotations. Elle n'est jamais montrée par défaut : vous l'allumez dans vos Paramètres, ou copie par copie, et seule une correction que vous avez publiée est montrée. Rien de nouveau n'est collecté, ce sont les pages déjà conservées pour la correction ; le PDF que l'élève en télécharge est fabriqué sur son propre appareil, et la copie disparaît 30 jours après la correction, comme l'original. Sa famille voit la même chose, en lecture seule.

Ce qu'ils ne voient jamais. La liste des élèves dont l'orthographe ou la présentation ne sont pas pénalisées n'est visible que de vous. L'élève et sa famille ne voient que la mention « Orthographe non pénalisée » sur la correction concernée, sans raison.

Aucun traceur publicitaire. EvalIA ne dépose aucun traceur publicitaire. La mesure d'audience ne reçoit que des adresses de pages débarrassées de tout jeton d'accès, et les pages de l'application ne sont pas indexées par les moteurs de recherche. Un outil de suivi des erreurs, hébergé à Francfort, reçoit les erreurs techniques ; ses enregistrements masquent tout le texte et bloquent les images.

Vos droits d'enseignant

Exporter toutes vos données. Sur la page Profil, section « Données personnelles & RGPD », le bouton « Exporter toutes mes données (JSON) » produit un seul fichier, lisible par un tableur ou un programme : profil, classes et élèves, barèmes, corrections, exercices et leurs résultats, plans de travail, progressions, cahier de textes, ressources, portfolios, dépôts, parcours de remédiation, planification labo, mémoire de l'Assistant. C'est la portabilité prévue par l'article 20 du RGPD.

  • Les noms de vos élèves y sont déchiffrés dans votre navigateur, avec votre clé : les serveurs ne les lisent pas davantage pour l'export. Si votre clé n'est pas déverrouillée, le fichier le dit, et les noms y restent chiffrés.
  • Les fichiers stockés y sont listés (chemin, taille, type, date) ; ils restent téléchargeables depuis leurs écrans.
  • Le fichier ne contient aucun secret : ni codes d'accès des élèves et des familles, ni clés de chiffrement, ni adresse d'abonnement à votre emploi du temps. Un fichier téléchargé circule ; ces éléments ouvriraient un accès et ne servent à rien hors d'EvalIA.

Supprimer votre compte. La suppression emporte tout ce que l'export vous aurait rendu : vos élèves, vos corrections, vos fichiers, mais aussi les conversations de vos élèves avec vos chatbots et leur avancement dans vos plans de travail. L'export et la suppression lisent la même liste de données, où chaque catégorie est classée, et un test automatique bloque toute nouvelle catégorie de données qui n'y serait pas classée. Seuls les journaux techniques (coûts des appels à l'IA, journal d'audit des actions sensibles) restent jusqu'à leur propre durée de purge. Si vous faisiez partie d'une équipe, vous la quittez et l'administration passe au membre le plus ancien.

Gérer ce que l'Assistant retient. Dans les paramètres, « Ce que l'Assistant retient de vous » liste ses souvenirs : vous pouvez en effacer un ou tous. La conversation elle-même s'efface d'un clic, y compris sur le serveur. Les noms de vos élèves ne sont pas transmis à l'Assistant.

Protéger votre compte. La double authentification par application (un code à six chiffres en plus du mot de passe) s'active dans vos paramètres, sans donner de numéro de téléphone. Sur un ordinateur partagé, ne cochez pas « Rester connecté » : la session se ferme alors seule après 30 minutes d'inactivité.

L'IA et le règlement européen

La correction de copies par IA est classée à haut risque par le règlement européen sur l'IA (annexe III, point 3), parce qu'elle influence l'évaluation des acquis des élèves. EvalIA assume ce classement, au lieu de chercher à s'en exempter.

Les obligations de ce régime entrent en application le 2 décembre 2027, et EvalIA s'y prépare. Celles qui s'appliquent déjà sont respectées, notamment les obligations de transparence de l'article 50 : un élève qui échange avec un chatbot sait qu'il parle à une IA configurée par son enseignant, et les images générées portent un marquage lisible par une machine. Je n'écrirai pas qu'EvalIA est « conforme au règlement sur l'IA » tant que les trois formalités du régime haut risque (déclaration de conformité, marquage CE, enregistrement dans la base européenne) ne sont pas faites.

Le principe de fond reste celui-ci : l'IA propose, vous décidez. Comment EvalIA s'abstient plutôt que d'inventer, recadre par du code ce que propose le modèle et soumet tout à l'enseignant : c'est sur la page Confiance et gouvernance de l'IA.

Ce que je ne prétends pas

La transparence implique de parler aussi de ce qu'on ne fait pas. Un éditeur qui ne mentionne jamais ses limites ne les a probablement pas cherchées.

Je suis seul. EvalIA est développé et exploité par une seule personne, enseignant, en entreprise individuelle. Cela veut dire une connaissance intime du code et une réponse rapide, mais aussi moins de regards croisés qu'une équipe. Un plan de continuité d'activité existe ; il n'est pas achevé.

Aucun audit externe. EvalIA n'a pas fait l'objet d'un test d'intrusion par un cabinet spécialisé, ni d'une certification (ISO 27001, SOC 2). Les audits de sécurité sont internes, menés régulièrement par moi-même avec des outils automatisés, et plus de 17 000 tests automatisés vérifient le code avant chaque mise en ligne. Une relecture externe du dossier public a donné lieu à cinq questions, publiées avec leurs réponses.

Des documents que j'ai rédigés moi-même. L'analyse d'impact, le registre des traitements et les accords sont rédigés par moi et n'ont pas été validés par un avocat. EvalIA n'a pas de délégué à la protection des données : une entreprise individuelle n'est pas tenue d'en désigner un. Votre interlocuteur naturel reste le délégué de votre académie.

Quelques flux sortent de l'Union européenne. Aucun ne porte une copie d'élève :

  • la génération d'images (schémas pour vos documents) passe par un point d'accès mondial de Google ; elle ne reçoit que la description du schéma demandé ;
  • la mesure d'audience (Vercel, États-Unis) reçoit des statistiques de fréquentation, enseignants et élèves compris, sans adresse IP conservée et avec des adresses de pages débarrassées de leurs jetons ;
  • le paiement des abonnés hors de France (Lemon Squeezy, États-Unis) reçoit une adresse email, un pays et un identifiant ;
  • je développe EvalIA avec un assistant de programmation fondé sur l'IA (Anthropic, États-Unis). Il peut voir ponctuellement des données d'enseignants et des barèmes ; les copies, les notes et les noms d'élèves ne lui sont jamais transmis. C'est une règle écrite et publiée, et tout manquement est consigné au registre des incidents.

Ces transferts sont encadrés par des clauses contractuelles types de la Commission européenne. Plusieurs prestataires sont des sociétés américaines qui exécutent le service en Europe (hébergement, suivi des erreurs, emails, paiement) ; la liste complète, avec ce que chacun reçoit, est dans la politique de confidentialité.

L'IA n'est pas infaillible. Une correction peut contenir une erreur d'appréciation, une écriture peut être mal lue. C'est pourquoi rien n'atteint un élève sans votre validation.

Les documents, et où les trouver

DocumentAccès
Politique de confidentialitéEn ligne
Accord de sous-traitance (article 28)En ligne, signable par le chef d'établissement
Kit établissement : modèle d'analyse d'impact, fiche registre, notice aux famillesPage Confiance
Réponses aux questions d'un délégué à la protection des donnéesEn ligne
Vérification d'un accord signéEn ligne
Analyse d'impact complète de l'éditeur, registre des traitements, annexe sur le règlement IASur demande

Les pièces sur demande sont transmises à tout délégué à la protection des données ou chef d'établissement qui écrit à contact.EvalIA@oriantation.fr, sous 72 heures.

Questions fréquentes

Les copies de mes élèves peuvent-elles se retrouver sur Internet ?

Non. Une copie est stockée dans un espace privé, en Belgique, sans lien public. Elle n'est visible que par vous, et par l'élève concerné (et sa famille, s'il lui en donne l'accès) quand vous choisissez de lui montrer sa copie corrigée ou de lui publier sa copie annotée. Elle est supprimée 30 jours après la correction.

Les copies servent-elles à entraîner l'IA ?

Non. Les accords de sous-traitance l'interdisent sans aucune exception, et les modèles sont appelés par l'offre professionnelle de Google Cloud, dont les conditions interdisent cet usage.

L'IA sait-elle qui a écrit la copie ?

L'en-tête (nom, prénom, classe) est masqué avant l'envoi, et ce que vous avez saisi dans EvalIA (nom de l'élève, classe, votre nom) n'est pas transmis au modèle. Mais un prénom écrit dans le corps de la copie reste lisible : c'est une pseudonymisation, pas un anonymat. Masquer le nom de famille sur la copie reste la meilleure précaution.

Où sont hébergées les données ?

Dans l'Union européenne : base de données en Belgique et aux Pays-Bas, fichiers et modèles d'IA en Europe, pages exécutées à Paris. Les quelques flux qui en sortent ne portent aucune copie ; ils sont listés dans la politique de confidentialité.

Que voit la famille d'un élève ?

Seulement si l'élève lui donne un code : les notes, les commentaires, le détail par critère, les compétences, le cahier de textes et le travail à faire, ainsi que le PDF de chaque correction, le même que celui de l'élève, et sa copie corrigée quand vous la lui montrez. Elle ne peut rien modifier, et l'élève peut retirer l'accès à tout moment.

Qui est responsable des données de mes élèves ?

Votre établissement, comme pour tout outil utilisé en classe. EvalIA est son sous-traitant. L'accord qui l'encadre est en ligne et peut être signé gratuitement par le chef d'établissement.

Pour revenir à la question de départ

« Est-ce que les copies de mes élèves peuvent un jour se retrouver sur le web ? »

Non. Elles sont privées, hébergées en Europe, supprimées 30 jours après leur correction, et jamais utilisées pour entraîner une IA. Les noms sont chiffrés dans votre navigateur.

Mais surtout, ne me croyez pas sur parole. Les documents sont en ligne ou sur demande, les limites sont écrites ci-dessus, et si vous avez une question que cet article ne couvre pas, posez-la à contact.EvalIA@oriantation.fr.

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