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Nouveauté

EvalIA connaît vos logiciels : des activités ancrées dans le réel de GeoGebra, Tinkercad, INSEE et plus de quarante outils

Quand on demande à une IA généraliste de concevoir une activité avec GeoGebra ou Tinkercad, elle invente des menus et des boutons qui n'existent pas. EvalIA, lui, s'appuie sur des fiches-outils sourcées et versionnées pour plus de quarante logiciels pédagogiques : il ne propose que des manipulations réelles, avec les vrais libellés, vous demande quel matériel vous utilisez, et vous signale les outils souverains. Tour d'horizon de l'approche, avec des cas d'usage concrets en maths, SVT, technologie, histoire-géo, SES et éco-gestion.

Vous préparez un TP. Vous demandez à un assistant IA généraliste : « propose-moi une activité de seconde sur les fonctions avec GeoGebra ». La réponse arrive, fluide, convaincante. Elle explique de cliquer sur « la troisième icône de la barre d'outils », d'ouvrir « l'onglet Style dans les propriétés », de sélectionner un outil au nom plausible. Vous ouvrez GeoGebra pour vérifier : la troisième icône ne fait pas ça, l'onglet ne s'appelle pas ainsi, et la moitié des étapes ne correspondent à rien.

Vous, vous avez vérifié. Vos élèves, eux, ne l'auraient pas fait. Ils seraient restés bloqués devant un écran qui ne ressemble pas à la consigne.

Ce n'est pas un incident isolé, c'est une limite structurelle des IA généralistes : elles savent que GeoGebra existe, elles en parlent avec aplomb, mais elles n'en connaissent pas l'interface réelle. Alors elles l'inventent. Et une invention plausible est plus dangereuse qu'un « je ne sais pas », parce qu'elle se transmet telle quelle jusqu'à l'élève.

Une IA qui parle d'un logiciel sans le connaître

Un grand modèle de langage a croisé, à l'entraînement, des milliers de pages qui mentionnent GeoGebra, Tinkercad ou Tectoglob3D. Il en garde une mémoire statistique, floue, qui mélange les versions, les marques et les époques. Quand vous lui demandez une manipulation précise, il comble les trous : il fabrique un nom de menu vraisemblable, une couche qui n'existe pas, une position de bouton inventée.

Pour un enseignant, le coût est double. Il faut tout revérifier dans le logiciel avant de distribuer la consigne, ce qui annule le temps gagné. Et le jour où l'on ne revérifie pas, c'est la classe qui paie l'erreur. Une consigne fausse sur un outil numérique, ce n'est pas une coquille : c'est une séance qui déraille.

Notre parti pris : ne citer que ce qui est réel

EvalIA ne demande pas au modèle de « se souvenir » de GeoGebra. Pour chaque logiciel, nous tenons une fiche-outil : un document curé, sourcé directement de la documentation officielle, qui décrit factuellement ce que l'outil permet vraiment, les données qu'il embarque, ses limites, et ses libellés d'interface exacts. À la génération d'une activité dans l'Atelier, cette fiche est injectée, et la consigne est tenue par une règle simple : ne citer que ce qui figure dans la fiche. Si un libellé n'a pas été vérifié à la source, EvalIA reste volontairement générique sur ce point plutôt que d'inventer un nom de bouton.

C'est exactement la philosophie qui ancre déjà nos générations dans les programmes officiels : du verbatim, sourcé et versionné, plutôt qu'une mémoire approximative. Nous l'avons étendue aux logiciels que vous utilisez vraiment en classe.

Reprenons l'activité de seconde. Avec la fiche GeoGebra, EvalIA ne parle plus de « troisième icône ». Il écrit : dans le champ « Saisie », entrez la fonction ; créez un « Curseur » nommé a, avec un « Intervalle » de [-5 ; 5] et un « Incrément » de 0,1 ; saisissez g(x) = a x² puis faites varier le curseur pour observer l'effet sur la courbe. Chaque terme entre guillemets est un vrai libellé de l'interface française de GeoGebra, relevé dans son fichier de localisation officiel. L'élève suit, et ça marche.

Quelques cas d'usage concrets

Maths et technologie. En seconde, une activité GeoGebra ou Desmos sur les fonctions s'appuie sur les vrais champs de saisie et les vrais curseurs. Au collège, une séance d'algorithmique avec Scratch emploie les libellés exacts des blocs (« quand le drapeau vert est cliqué », « répéter ... fois », « si ... alors »). En technologie, une modélisation 3D dans Tinkercad parle de « Plan de travail », de « Regrouper » et de la forme « Trou », et une simulation de circuit du bouton « démarrer la simulation » ; une activité sur micro:bit s'écrit avec les blocs réels (« lorsque le bouton A est pressé », « montrer l'icône »).

SVT et physique-chimie. Une étude de la tectonique avec Tectoglob3D, une molécule en 3D avec Libmol, une exploitation de mesures en ExAO : la consigne décrit des manipulations réellement disponibles dans ces logiciels, pas des fonctions rêvées. Pour le son en enseignement scientifique, une analyse spectrale dans Audacity passe par « Analyse » puis « Tracer le spectre », parce que c'est le vrai chemin.

Histoire-géo, SES et éco-gestion. Pour cartographier des données, EvalIA mobilise Khartis (importer un tableau, choisir une visualisation « Symboles » ou « Dégradé de couleurs », exporter) ou uMap pour une carte collaborative. Pour les chiffres, il renvoie aux bonnes portes de l'INSEE : les « Statistiques locales », les « Indices et séries chronologiques ». Et il sait que la suite logique, c'est le tableur : récupérer les données, calculer un taux d'évolution, tracer un graphique.

Dans chacun de ces cas, la valeur n'est pas que l'IA « connaisse » l'outil pour briller. C'est que la consigne tombe juste du premier coup, et que vous n'avez pas à la corriger ligne à ligne.

EvalIA vous demande quel matériel vous utilisez

Certains outils n'existent pas en un seul exemplaire. L'ExAO, c'est Jeulin, Pierron, Sordalab ou Vernier, avec des logiciels et des libellés différents. Le tableur, c'est LibreOffice Calc ou Microsoft Excel, dont les menus diffèrent. Plutôt que de parier sur une marque au hasard et de risquer de tomber à côté, EvalIA vous pose la question avant de nommer un bouton : quel matériel utilisez-vous ?

C'est la même posture que celle de l'Assistant qui raisonne : un partenaire qui interroge pour produire la fiche parfaitement adaptée à votre TP, plutôt qu'un générateur qui impose un choix générique. Le but n'est pas une consigne moyenne, c'est la vôtre.

La souveraineté, à chaque fiche

Pour chaque outil, EvalIA sait où vont les données. Cette information fait partie de la fiche, et elle compte. Quand c'est possible, nous mettons en avant les outils souverains : l'INSEE (institution publique française), Capytale (service de l'Éducation nationale, accès par le GAR), Sésamath et son écosystème LaboMEP (association française, hébergement en France), Vittascience (société française), LibreOffice Calc (libre et local), ou encore ImageJ qui traite vos images entièrement sur la machine, sans rien envoyer.

Et quand un outil est hébergé hors d'Europe ou pose ses traceurs (certaines plateformes américaines très répandues), nous le signalons clairement, avec le réflexe à adopter : usage sans compte, pseudonymisation, ou alternative locale. Vous choisissez en connaissance de cause. La même exigence que celle que nous appliquons à vos copies et aux données de vos élèves.

Ce que personne d'autre ne fait dans l'écosystème

La plupart des assistants IA pour enseignants génèrent du texte pédagogique générique. Ils peuvent vous écrire un énoncé « avec GeoGebra » au sens où le mot apparaît, mais sans aucune garantie que les manipulations existent. Aucun, à notre connaissance, ne relie trois exigences à la fois : ancrer la génération dans le réel précis de chaque logiciel (avec les libellés exacts), ancrer la même génération dans le programme officiel de la discipline et du niveau, et le faire en respectant la souveraineté des données et votre matériel.

C'est ce croisement qui rend l'approche d'EvalIA singulière, et c'est cohérent avec le reste de l'outil : une IA qui ne cherche pas à impressionner, mais à tomber juste, en restant à sa place. Pour situer EvalIA parmi les solutions existantes, voir le comparatif des outils IA pour enseignants.

Plus de quarante outils, neuf disciplines

À ce jour, EvalIA s'appuie sur des fiches-outils couvrant plus de quarante logiciels, répartis sur les neuf disciplines : GeoGebra, Desmos, Sésamath, Scratch et Capytale en mathématiques ; Tectoglob3D, Libmol, RasTop, Anagène, Phylogène, Mesurim2, PhET, Tracker et l'ExAO en sciences ; Tinkercad, Vittascience et micro:bit en technologie ; Édugéo, Khartis, uMap et FriseChro en histoire-géo ; l'INSEE en SES et en éco-gestion ; ImageJ en biotechnologies ; et le tableur, transversal à toutes les disciplines. La liste s'étoffe au fil des sourçages, fiche après fiche, chacune vérifiée à la source.

Cette capacité se déploie progressivement, discipline par discipline, à même l'Atelier que vous connaissez déjà : vous choisissez votre niveau et votre thème, et si un outil numérique s'y prête, EvalIA vous propose une activité réellement réalisable. Vous gardez la main, comme toujours : libre à vous de l'employer, de l'adapter, ou de vous en passer.

Une consigne sur un logiciel, ce n'est utile que si elle est exacte. C'est tout l'enjeu de cette approche.

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