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Nouveauté

Un exercice interactif à partir de vos documents : les questions sortent de votre cours, et chacune dit d'où elle vient

Déposez votre cours, votre TP ou votre fiche, ou choisissez-les dans vos créations et vos chapitres : EvalIA en tire un exercice interactif, sans rien ajouter que vos documents ne disent pas. Chaque question montre le passage qui la fonde, et c'est le code qui vérifie que ce passage y figure bien.

Quand on prépare un QCM pour la semaine, on ne cherche pas « un QCM sur la photosynthèse ». On cherche un QCM sur ce qu'on a fait en classe : le cours distribué, l'activité de mardi, le document étudié ensemble. Ces documents existent déjà, souvent dans EvalIA même.

Jusqu'ici, l'assistant de création d'exercices partait d'un thème du programme officiel. C'est utile pour couvrir le programme, mais les questions ne reprenaient ni vos exemples, ni vos mots, ni l'ordre de votre cours. Il existe désormais une quatrième façon de créer un exercice : à partir de vos documents.

Le geste : choisir ses documents

Dans l'assistant de création, une carte « À partir de documents » s'ajoute à « Assisté par IA », « À partir d'une vidéo » et « Manuel ». Vous donnez un titre, une discipline et un niveau, puis vous choisissez jusqu'à cinq documents, à trois endroits :

  • Mon ordinateur : un PDF, une image (photo d'une page, capture) ou un document Word ;
  • Mes créations : les documents produits dans l'Atelier, les vôtres et ceux de vos cercles d'équipe ;
  • Mes chapitres : les documents et les fichiers que vous avez rangés dans vos chapitres.

Vos créations et vos chapitres sont filtrés selon le niveau de l'exercice : vous ne faites pas défiler ceux de vos autres classes. Le niveau reste obligatoire, parce qu'il règle le vocabulaire et la difficulté des questions ; le thème du programme, lui, devient facultatif.

Viennent ensuite les réglages habituels : types de questions (tous, sauf le schéma interactif), nombre, difficulté, consignes. Juste avant de lancer, un rappel s'affiche : « Vérifiez qu'aucun document ne contient de nom d'élève : l'exercice sera vu par vos élèves. »

Le document seul fait foi

Dans ce mode, EvalIA ne consulte rien d'autre que vos documents : ni le programme officiel, ni une banque d'exercices, ni vos autres sources. Le choix est délibéré. Le programme ramènerait des questions sur ce que votre document ne dit pas, et l'élève serait interrogé sur un cours qu'il n'a pas reçu.

Pour la même raison, la génération ne remplit pas. Si vous demandez dix questions et que vos documents n'en portent que six, vous en recevez six, avec un message qui le dit : « Vos documents permettaient 6 questions ». Je préfère un exercice court à quatre questions inventées.

Chaque question dit d'où elle vient

Pour chaque question, le modèle doit rendre le document dont elle vient et le passage, recopié mot pour mot, qui porte la bonne réponse. Ce n'est pas lui qui juge si ce passage existe : le code le cherche dans le texte du document.

  • Le passage est retrouvé : la provenance s'affiche, discrète, sous la question (« Document 2 : … »).
  • Le passage est introuvable : la question porte un drapeau « À vérifier : l'extrait cité n'a pas été retrouvé dans le document. » Elle n'est pas supprimée : c'est vous qui tranchez.
  • Le passage cite une case à compléter (des pointillés, un blanc souligné) : le drapeau dit « la réponse n'est pas dans le document : l'extrait cité est une case à compléter ». Ce cas est né d'un essai sur une fiche d'élève : le modèle répondait lui-même aux exercices de la fiche, et présentait ses réponses comme si elles venaient du document.
  • Le document est un scan sans texte lisible : une seule ligne en tête vous prévient que les questions n'ont pas pu être rapprochées du texte, et qu'il faut les relire.

La recherche du passage tolère ce qui n'est pas une invention : un tableau de PDF lu colonne par colonne, des mots collés par la mise en page. Elle ne tolère aucun écart sur les nombres : une date, une mesure ou une valeur doit être exactement celle du document.

Avant d'ouvrir le mode à tous, je l'ai essayé sur de vrais documents (un PDF, un scan, une création de l'Atelier, un document Word). L'essai a d'abord révélé des défauts (les tableaux, les mots collés, les fiches à compléter) ; une fois ceux-ci corrigés, tous les passages cités sur les documents à texte ont été retrouvés. J'ai relu 45 questions une à une : aucune ne sortait des documents. Et à un document mince, à qui je demandais vingt questions, la génération en a rendu six.

Ce qui n'arrive jamais chez l'élève

Le passage qui fonde une question contient sa bonne réponse. Il s'affiche donc uniquement dans votre écran de relecture et n'est jamais enregistré dans les questions de l'exercice : l'élève qui joue l'exercice ne peut pas le retrouver, même en fouillant sa page.

Un fichier venu de votre ordinateur, lui, est lu pour la génération puis supprimé, que la génération réussisse ou non. S'il n'a jamais servi (vous avez fermé l'onglet avant de lancer), la purge de nuit l'efface dès qu'il a plus de 24 heures, donc deux jours au plus après son dépôt. Son nom d'origine n'est jamais conservé, et il ne devient ni une source, ni une ressource de vos chapitres. Le détail de ce qui est conservé, et combien de temps, est dans l'article sur la protection des données de vos élèves.

Compléter et illustrer, après coup

L'exercice généré s'ouvre dans l'étape des questions, où vous relisez, modifiez, supprimez et ajoutez comme d'habitude. Deux boutons y prennent appui sur vos documents :

  • « Générer d'autres questions à partir de vos documents » (de 1 à 10) : l'IA relit les mêmes documents sans reposer les questions déjà là, et les nouvelles arrivent à la suite, avec leur provenance. Si vos documents n'ont plus rien à offrir, l'écran le dit et le crédit vous est rendu.
  • « Image de mes documents », à côté de « Ajouter une image » dans chaque question : les images de vos documents s'affichent en vignettes, et celle que vous choisissez rejoint la question. Rien d'autre n'est conservé. Une limite : un schéma dessiné dans un PDF, et non collé comme une image, ne peut pas être extrait.

Un exercice, trois usages

Une fois enregistré, l'exercice se joue comme tous les autres. En devoir à la maison, depuis le portfolio de l'élève. En classe, projeté sur écran ou en vote par cartes, sans un seul écran d'élève. Vous ne le refaites pas pour chaque usage.

C'est le même principe que pour les exercices tirés d'une vidéo : une source que vous avez choisie, des questions ancrées dessus, et une vérification faite par le code plutôt que laissée à la confiance.

Ce que ça coûte

La génération coûte un crédit, comme tout exercice généré par l'IA, lecture des documents comprise, même à cinq documents. Chaque clic sur « Générer d'autres questions » coûte un crédit, rendu si vos documents sont épuisés. Choisir une image de vos documents ne coûte rien. Et jouer l'exercice, à la maison comme en classe, ne coûte rien non plus, autant de fois que vous voulez.

Ce que l'outil ne fait pas

  • Il ne lit pas les liens de vos chapitres. Une page web pose une question de droits, et les vidéos ont leur propre mode.
  • Il ne lit pas encore les présentations PowerPoint ni les documents OpenDocument. Ils apparaissent grisés, avec la mention « format pas encore lu ».
  • Il ne complète pas avec le programme officiel. Si vous voulez des questions au-delà de votre document, le mode « Assisté par IA » est fait pour cela.
  • L'Assistant ne sait pas encore le faire à partir d'une phrase (« fais-moi un QCM sur ma fiche »). Pour l'instant, tout passe par l'assistant de création.
  • Il ne remplace pas votre relecture. Les drapeaux « À vérifier » signalent ce que le code n'a pas pu confirmer ; ils ne disent pas qu'une question bien sourcée est bien posée. C'est votre regard qui en décide.

En résumé

  • Une quatrième façon de créer un exercice interactif : à partir de un à cinq documents, pris sur votre ordinateur, dans vos créations ou dans vos chapitres.
  • Le document seul fait foi : ni programme, ni banque d'exercices, et jamais de questions inventées pour atteindre un nombre.
  • Chaque question montre le passage qui la fonde, et le code vérifie qu'il figure dans le document ; sinon, un drapeau « À vérifier ».
  • Le passage qui porte la réponse n'est jamais enregistré dans l'exercice, et un fichier de votre ordinateur est supprimé après lecture.
  • Un crédit par génération, et l'exercice se joue ensuite gratuitement, en devoir comme en classe.

Questions fréquentes

Quels documents puis-je utiliser ?

Jusqu'à cinq à la fois : des PDF, des images (photos de pages, captures) et des documents Word venus de votre ordinateur, les documents de l'Atelier dans « Mes créations », et les documents et fichiers rangés dans vos chapitres. Les liens, les présentations PowerPoint et les documents OpenDocument ne sont pas encore lus.

Mes documents sont-ils conservés ?

Un fichier de votre ordinateur est lu, puis supprimé dès que la génération a eu lieu ; s'il n'a pas servi, il est effacé deux jours au plus après son dépôt. Son nom d'origine n'est jamais gardé. Vos créations et vos chapitres restent où ils sont : EvalIA les lit sans les copier.

L'élève peut-il retrouver la réponse dans l'exercice ?

Non. Le passage du document qui fonde chaque question n'apparaît que dans votre écran de relecture. Il n'est jamais enregistré avec les questions, donc il n'est jamais envoyé à l'élève.

Et si mon document est une fiche d'élève à compléter ?

Les réponses ne sont pas dans la fiche : ce sont les cases que l'élève doit remplir. Quand une question s'appuie sur une de ces cases, elle porte un drapeau « À vérifier » qui le dit, pour que vous vérifiiez vous-même la bonne réponse. Le plus simple reste de partir du cours, ou d'une version corrigée de la fiche.

Combien ça coûte ?

Un crédit pour la génération, quel que soit le nombre de documents. Un crédit par clic sur « Générer d'autres questions », rendu si vos documents n'ont plus rien à offrir. Jouer l'exercice ne coûte rien.

Pour aller plus loin

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